Chercher
   Île de la Réunion » Reptiles » Tortues Inscription   Connexion

Passion tortues

Une Guyanaise
 à l'île de la Réunion

Chelonoidis carbonaria (spix – 1824)

Tortue charbonnière


Cette belle tortue à patte rouge se rencontre fréquemment en Amérique du Sud et dans de nombreuses îles des Caraïbes.

Les plus gros mâles, à la taille resserrée en bobine, peuvent atteindre les 50 cm de long pour une bonne dizaine de Kg.

Leur biotope d’origine, tropical et humide, est très proche du climat réunionnais, ce qui en fait une tortue facile à élever en extérieur pendant toute l’année.

Le taux d’humidité est au moins de 70% et la température oscille entre 20 °C pour les nuits les plus froides et 32 °C pour les midi les plus chauds.

Un parc bien adapté doit être suffisamment grand, comporter de nombreuses cachettes et autres « brises vue » pour que chaque spécimen ne soit pas confronté en permanence à ses congénères. Il doit disposer d’une végétation luxuriante, d’aires de repas et d’un point d’eau.
Herbivore opportuniste, elle fera bombance en plus des plantes et fruits quotidiens de quelques escargots téméraires ou d’une charogne de petit rongeur, opportuns et nécessaires apports en protéine.

 

 

 

 

 
Pour une habituée des forêts tropicales humides, l'aspect paysager de l'enclos est un facteur à ne pas négliger.

 

D’un naturel discret, notre tortue a une sexualité très extravertie : le mâle monte sur le dos de sa femelle, secoue la tête en émettant des grognements syncopés, parfois accompagnés de jets de salive.

Quelques semaines plus tard, la femelle choisira l’ombre d’une plante ou d’un arbuste pour y creuser un trou d’une dizaine de centimètres de profondeur et de circonférence, avant d’y déposer 3 à 8 œufs d’une quarantaine de grammes.

Afin de gérer les courbes de température, l’hygrométrie et d’éviter tout fâcheux accident naturel (nouvelle ponte, pousse de racines, fortes pluies, attaques parasites et fongiques …) les œufs sont mis en incubation artificielle. Disposés dans un récipient rempli de vermiculite, ils subissent d’abord une diapause d’une dizaine de jours avant d’être montés graduellement en température dans l’incubateur.

L’expérience montre que l’impatience n’est pas bonne conseillère et que l’incubation ne doit pas être artificiellement forcée. Pour éviter tout « défaut de fabrication », notamment les écailles surnuméraires (plus de 13 sur la carapace dorsale) ou les problèmes oculaires, les bébés mettront parfois plus de 6 mois avant de percer leur coquille protectrice.

Les nouveaux nés sont costauds, mesurant plus de 45 mm et pesant presque 30 g. Recroquevillés dans l’œuf, ils vont se déplier dès les premières heures de leur vie, prendront leur premier repas dans quelques jours et pourront à leur tour se reproduire… dans une quinzaine d’années.

Emmanuel LEMAGNEN

Président de la Société Cheloniophile de Bourbon

Une butte de terre meuble ombragée par les "poinsetias" et les "cordylines" forme un parfait site de ponte.

 
     
 


Creuser un trou, y déposer quelques oeufs et le reboucher jusqu'à le rendre invisible demandera plus de 6 heures à notre jeune parturiente.

Grâce à un plastron très concave, le mâle se maintient facilement sur sa compagne.

 
 

Entre le premier coup de bec et la sortie définitive de l'oeuf, il faudra parfois attendre presque 2 jours.

 
   

Tout juste éclos, le bébé encore recroquevillé garde souvent un sac vitellin important, stigmate d'une incubation artificielle. En quelques jours, le plastron deviendra parfaitement cicatrisé et plat

 

Les oeufs, presque sphériques, ont une coquille particulièrement solide. A peine dépliée, la petite tortue garde au bout du bec la denticule nécessaire à sa libération.

     
 
   

Une cave à vin ou un vieux frigo reconvertis feront le meilleur des incubateurs. Une bassine d'eau et une petite ampoule assurent une température et une hygrométrie adaptées.

Copyright 2011 FruitsDeLaPassion   Conditions d'utilisation  Confidentialité